Compte rendu : Backwoods Festival 2015

Enfin un peu de motivation pour rédiger un article. A moins que celui-ci non plus ne sorte pas, bien sûr.

Nous étions donc en ce dernier weekend d’août, ma fidèle troupe de potes metalleux et moi-même, du coté d’Annecy, pour la deuxième édition du Backwoods Festival, à Thônes (74).

Affiche Backwoods Festival

Mais pourquoi

Alors oui je vois d’ici l’interrogation : « Mais qu’est-ce que vous êtes allés foutre dans ce bled pour un fest inconnu alors que vous êtes à Paris ? ». Je n’aurais aucune réponse sensée à vous fournir, si ce n’est qu’un de nous habite à Annecy et qu’il nous a dit « Hey y’a un petit fest cool, y’a de bons groupes, de l’alcool et moi ».  Bref, nous n’avions aucune raison de ne pas passer plus de 10h aller-retour dans divers transports pour nous y rendre.

thones

Je vous passe la partie soirée imprévue la veille, le départ à une heure impossible à la gare avec la tente sur le dos, 4h de TGV durant le Simon trouve que décidément, c’est joli le paysage, des tartiflettes et des burgers à Annecy (le festival commençant à 18h00).

L’arrivée

C’est donc ici que l’aventure commence. Nous allons prendre le bus aux alentours de 16h00 à la gare d’Annecy. Pas un car réservé pour le festival, bien sûr, mais un bus classique qui relie les quelques bleds alentours (eh oui). Au moins la clim marche.  Le paysage est toujours joli (d’après Simon, probablement sponsorisé par Nature & Découverte).

Après un trajet d’environ 40 minutes, nous arrivons donc dans la ville de Thônes. C’est l’occasion pour moi d’annoncer quelques blagues nulles à venir, et comme dirait notre ami Simon : « Mais putain, pourquoi ils ont pas appelé le fest “Sthôner Festival” ou “70.000 Thônes of Metal” » (amis orgas, si vous lisez ces lignes…). Rien d’exceptionnel à noter, à part l’absence assez totale d’indications. Heureusement après quelques errances, les basses de musique très forte nous parviennent, aidant ainsi à l’orientation.

Après avoir traversé un pont surmontant une rivière à l’eau translucide (ça change), nous arrivons à ce qui semble être le lieu du festival : un grand carré d’herbe entouré de barrières metalliques même pas suffisantes pour me faire de l’ombre, avec des tentes et deux scènes visibles. En même temps :

watdidyou1

Notre joyeux groupe se dirige donc vers l’entrée pour demander où se trouve le camping. Première constatation : un groupe de 5 personnes chargées en attente devant une barrière qui fixe les gens de l’orga 20m plus loin qui discutent, ça ne fait pas grand effet. Obligés d’envoyer un émissaire échanger des informations.

entree

Le camping est donc un carré d’herbe au fond d’une impasse entouré des mêmes barrières metalliques et une chiotte dans un des coins. Deux tentes installées à tout casser. Nous montons la nôtre dans le coin opposé aux toilettes (non sans douleur, parce que même après quelques fests c’est toujours pas facile de savoir où va la petite barre, devant ou derrière). Mais globalement :

2015-09-01On est pas trop à plaindre. Le cadre est vraiment superbe, entouré de montagnes et de bois. La proximité du supermarché nous permet d’aller faire le plein de bières, et d’en prendre une alors que sonne 18h00.

Nous nous dirigeons donc vers le tant attendu festival. Aucune queue pour aller chercher les bracelets (qui sont en papier, snif, mais bon, petit festival, c’est normal) et de nous annoncer que… toute sortie est définitive. Donc de 18h00 à 2h00, on ne peut quitter la cloture du fest. Je suis donc en tongs/pantacourt/tshirt jusqu’à 2h00. J’imagine que le but est de favoriser la consommation sur place, mais tout de même… Bref, quelques personnes sont déjà là (mes estimations sont foireuses, mais je dirais entre 100 et 200 personnes). Le temps d’aller voir que le merch est pas vraiment rempli et que de bonnes bières sont disponibles, le 2e groupe commence.

Le festival

Eh oui, le 2e groupe. Désolé les Crazy Dogs, on a été un peu longs à boire la bière.

And the Killer Is

C’est donc « And the Killer Is » qui ouvre le bal pour nous, tandis que le soleil se couche déjà derrière la montagne. Et autant le dire, ça commence fort. Groupe plein d’énergie, influences RATM, chanteur sur une autre planète, accent belge, lancers de bouts de jambon et de bananes dans le public… Ils assurent grave, le chanteur impressionne vraiment au niveau de son registre vocal. Le tout se termine par le frontman qui saute dans la fosse pour aller tacler une personne pour une raison inconnue : que demande le peuple. Vraiment super groupe, même pas 200 likes sur leur page Facebook, mais pour ce que je m’y connais, ça devrait augmenter. Comme souvent dans ces cas là, je plains ceux qui doivent passer derrière des groupes qui ont placé la barre si haute.

Last Train

Et voici donc sur la seconde scène les « Last Train ». Autant être clair directement, c’est le groupe que j’ai le moins aimé de la soirée (le seul que je n’ai pas aimé en fait, sans vouloir spoil). La musique est plutôt pas mal, les mecs sur scène savent jouer, y’a aucun problème. Mais leur attitude sur scène était… désolante. Je passe sur les pantalons slims et les franges qui rentrent dans les narines, parce qu’après tout chacun son style, mais être manifestement complètement ivre (ou autre) sur scène, défoncer le matos parce qu’on est trop des putains de rebelles, shooter dans tout ce qui passe, s’allumer une clope à la Van Halen à la guitare, faire tomber le micro dans la fosse, tenter de suicider une bouteille d’eau 33cl et échouer, je sais pas. On aurait dit des gosses bloqués sur des clips des Beatles ou des Stones, qui s’y croient complètement, et sans considération pour personne. Bref. Suivants. Je note quand même que le bassiste et le batteur étaient vraiment corrects. Je ne vise personne donc.

Pause bière. La Bombardos que nous avions bue au départ n’était pas trop pour moi. Science avec l’IPA Eldorado, plutot sympa. Après avoir constaté que « la vache, y’a des gros burgers quelque part » et un placage irrégulier d’une personne ivre sur une autre, nous nous rendons compte que nous ratons le début du groupe suivant.

Dätcha Mandala

C’est donc les « Dätcha Mandala » qui continuent le bal des concerts. Cette fois c’est bon, on est vraiment à un festival de Stoner/Psyché rock, avec le trio batteur-guitariste-bassiste/chanteur. Les tracks s’enchainent, entrainantes et planantes. La voix du chanteur, très aigüe, surprend au début, puis s’imbrique parfaitement dans le son assez lent et lourd du groupe. C’est bon ! Après une track plus calme dans laquelle le chanteur vient échanger sa basse contre une electro-acoustique (qualité), vient la dernière chanson. Quelques notes de basse et : « OMG C’EST BLACK SABBATH C’EST BLACK SABBATH ». C’est donc War Pigs qui résonne entre les monts du Backwoods Festival. Autant dire que c’est le grand pied, d’autant que le tout est exécuté avec maestria (la preuve). Le public est conquis, et moi plus encore. Je ne peux m’empêcher de penser à ce concert à la Maroquinerie, en ouverture de Mars Red Sky et de Glowsun, où un groupe avait superbement cover Black Sabb…wait. Après recherche, il s’agit du même groupe. Je les ai donc déjà vus ! Désolé les mecs, cette fois c’est bon, j’ai votre nom en tête et je ne l’oublierai pas. Après avoir annoncé en être à plus de 300 concerts (!), les voilà qui quittent la scène.

Le peuple semble avoir faim.  Je rechigne un peu, car il me semble avoir aperçu le guitariste de « The Texas Chainsaw Dust Lovers » sur l’autre scène. Allons tout de même nous remplir la panse, non sans contempler l’éclairage de la montagne.

nuit

Un peu de queue pour se nourrir, mais rien de vraiment rebutant quand on a fait des festivals de plus grande envergure. C’est parti pour de la poutine, ou pour des burgers aperçu quelques temps auparavant (mais avec un trou au milieu : des bagels). C’est plutot vachement bon ! Direction le groupe qui joue (noooooo j’ai raté le début) avec le plat à la main.

The Texas Chainsaw Dust Lovers

C’est donc « The Texas Chainsaw Dust Lovers » qui seront  pour moi le premier “poutine concert”. C’est la 3e fois que je vois ces messieurs en concert, et je ne sais trop quoi ajouter. Je voudrais pas en faire des thônes, mais ils envoient grave. C’est bien le souvenir que j’en avais, un stoner/punk rock assez aggressif, avec une petite cover de Hendrix pour faire bien au milieu, que demande le peuple. Wow. Léger regret de ne pas avoir fait tout le concert en front, mais j’irai les revoir et tout ira bien. Un vrai poutine de concert ! Enchainons donc sur la « main stage ».

Mars Red Sky

Eh oui. C’est Mars Red Sky. Pour annoncer la couleur, sur presque 300 groupes vus en live, je n’en ai quitté en plein milieu que 2 : Primordial et Mars Red Sky. Le premier parce que le Cernunnos 2014 m’avait bien ruiné et que je n’étais pas prêt à l’expérience, et MRS parce que… le chanteur. Je me souviens du concert à la Maroquinerie (oui, avec les « Dätcha Mandala »), où on n’entendait que ça. Et bien c’était presque pareil. J’ai vraiment beaucoup de mal avec ce groupe en live, alors que j’adore leur album “Mars Red Sky”, surtout la track “Marble Sky”, qui sera jouée live. Mais en live, la voix est tellement mise en avant, et avec tellement de reverb, que c’est impossible d’en faire abstraction. Alors que bordel, pendant les passages instru ou lorsque c’est au tour du bassiste de chanter, c’est du niveau de Sleep ! Je termine quand même le concert, profitant au passage de l’intervention du chanteur de « Dätcha Mandala », ce qui me fait me demander si je n’ai pas raté ça au dernier concert. Bref, les mecs, j’aime ce que vous faites, mais vous êtes sûrs que vous ne voulez pas calmer un peu la voix en live ? Bref, on enquille avec :

PAUSE PIPI. Eh oui. Parce qu’on peut pas vider les futs des producteurs locaux à coup de bonnes intentions. Direction le coin chiottes du fest donc, à droite de la scène principale. Et là donc… des tonneaux en plastique coupés en deux pour pisser, posés dans des coins. Je pense que j’ai effectué un pas de plus dans la root-itude de festival. Je salue la personne ayant réussi à chier dans le demi-baril que j’ai utilisé, la performance est assez impressionante. Des chiottes avec portes étaient dispo à coté, mais je n’ai pas été checker (par crainte ?).

HORNS

Black Spiders

Le temps d’aller constater que visiblement les réserves de bières sont au plus mal (et tant mieux pour la fréquentation), et c’est parti pour Black Spiders. Encore une fois, un groupe que j’avais déjà eu l’occasion de voir en live, et le seul groupe non francophone de l’affiche (et accessoirement la tête d’affiche). J’en gardais un très bon souvenir, eh bien devinez quoi : c’est toujours aussi bien. Du Stoner/Hard Rock survolté, qui arrangue la foule de hurler « FUCK YOU BLACK SPIDERS ». Premier et seul pogo de tout le festival, les gens se lâchent. Peut être que les habitués auraient dû se retenir un peu, tant c’est la première fois que je vois autant de chutes dans un pogo (de l’ordre d’une vingtaine). J’aperçois deux agents de sécurité aux abords de la fosse, qui n’ont pas l’air de trop savoir ce qu’ils font là, à part mettre à mal toute tentative de slam. Nous en profitons pour aller faire les guignols derrière eux, et si j’en trouve une photo un jour, je l’ajouterai ici. Le concert se termine sans aucun rappel, ce qui est une légère déception. Énorme concert.

Komodo Experience

Sans transition, c’est parti pour le dernier concert de ce fest. Il est environ 1h du matin, mais impossible d’avoir froid après les Black Spiders. Direction le premier rang donc. La foule s’est pas mal éclaircie, j’imagine que la plupart des gens sont rentrés sur Annecy après les arachnides. Bien dommage, car les gars de « Komodo Experience » ne sont pas venus pour refaire le carrelage. On démarre donc pleine balle, offrant un metal progressif super rapide et agressives, avec des tracks souvent assez courtes. Les 3 musicos gèrent complètement leurs instruments, c’est impressionnant visuellement et auditivement. On aurait presque l’impression qu’une fois qu’ils se sont assez amusés sur une idée ou un concept musical, ils terminent et passent à autre chose. Certains passages me font penser à du Animals as Leaders.  Un petit régal. Ils se payent même un rappel (seul du festival), et la foule était largement partante pour encore quelques tracks. Chapeau messieurs.

payzage

The End

Et c’est donc la fin de ce festival. Pour les quelques personnes du camping, il continue néanmoins un peu. Le camping est surveillé par une personne qui check (rapidement) les entrées, appréciable. L’ambiance est globalement la même qu’aux autres fests que j’ai pu faire : partage de bouffe et d’alcool, on discute avec des inconnus à droite à gauche. Surprise cette fois-ci tout de même, avec l’arrivée d’un individu (que nous nommerons Francis) aux alentours de 4h du matin, et qui est venu presque littéralement mourir devant notre tente. Après nous être rassurés sur son état à grands coups de prises de pouls et de bouteilles dans le tibia, nous avons fait rouler Francis dans notre tente pour y passer la nuit, non pas évidemment sans quelques dédicaces indélébiles au passage (Adolph, si tu me lis). Il a heureusement retrouvé sa famille aux alentours de 10h du matin.

Le retour n’est pas particulièrement intéressant, si ce n’est une description particulièrement précise du paysage par Simon :

bioutifouleAucun regret d’avoir mis tant de temps pour nous rendre à ce festival. C’était cool, le cadre était superbe, bonne bière et bonne musique , que demande le peuple.

On se revoit à une autre édition !

Review du Sonisphère 2013 à Amnéville

DISCLAIMER: Cet article a été co-rédigé avec quelques bières. Des éléments incompréhensibles et (totalement) subjectifs se sont possiblement glissés entre les lignes. Je les laisse pour plus d’authenticité. Il doit aussi y avoir des phôtes o/ !

TL;DR : C’était bien cool.

Quelque peu en retard, je m’attelle donc à une review de mon premier festival de Metal (eh oui) en plein air (aussi). La tâche n’est pas aisée, mais allons-y quand même o/ !

Affiche Sonisphère

Je ne sais pas très bien comment présenter ça, donc un ordre chronologique s’impose de lui-même. La plupart des photos proviennent de la page Facebook officielle.

L’arrivée

Nous sommes partis de Paris à deux voitures, vers l’Est metalleux, direction Amnéville ! Aussi étonnant que cela puisse paraître, la route est vraiment simple : périphérique, autoroute, bonjour Amnéville. 3h30 de voiture et on y est. Après quelques errances entre parking/parking+camping/camping, nous avons enfin trouvé une place. Il faisait un soleil de plomb (MERCI la météo d’avoir prévu de la pluie tout le weekend <3). Les courses sur place, ça se fait bien aussi. Des caisses avec des metalleux qui font la queue, des metalleux PARTOUT, franchement j’aime, limite triste de pas voir ça plus souvent. Des gens biens partout. Sinon à l’intérieur, promo sur les bières et ouverts le dimanche, les gens savent qu’on est là. Quelques conseils pour les gens présents aux années à venir :

  • Si vous voulez une place sur le vrai camping, arrivez le vendredi soir, où vraiment tôt le samedi ( < 10h);
  • Prévoyez à manger (et de l’eau (ET LA BIERE)) pour le samedi midi (voire le dimanche midi), ça vous évitera de vous trainer pas mal de choses à la main;
  • Prévoyez la crème solaire, même en cas de prévisions de pluie (bigup Metéo France);
  • PENSEZ aux bouchons d’oreilles. Mine de rien, ça sert;
  • Arrivez sereins. Le “village” metal est super cool, on est là pour laisser aller (ouais y’a du Death Metal, et alors ? Moi ça me détend). Bref, Venez l’esprit metal :);
  • PRENEZ DES BOUTEILLES D’EAU ! Pluie ou non, vous en voulez, et ça passe aux fouilles !

Je ne le précise pas ici, n’ayant emprunté qu’une seule route pour venir, mais PUTAIN sur les aires d’autoroutes, les gens qui jouent du Maiden avec des autocollants “ROCK ‘N ROLL”, ILS VONT AU SONISPHERE ! Pourquoi vous vous posez la question ? Entamez la conversation, de 15 à 666 ans, les gens répondent amicalement, et c’est franchement génial. N’hésitez pas !

Je pense que j’ai dis tout ce que j’avais à dire sur le pré-festival. Venons-en donc aux faits.

Le samedi

Après l’arrivée et avoir tenté de manger quelque chose (l’appétit descend plus vite que le beurre avec la chaleur), nous sommes donc engagés vers le village metal. Coup de pot, nous sommes vraiment près (merci le chauffeur Roulyo). Commence alors une queue franchement raisonnable (genre 20 minutes d’attente pour rentrer, avec fouille et contrôle du ticket, c’est vraiment pas long). L’occasion en plus de parler avec d’autres metalleux !

On est rentré ! On est donc parti pour les concert pendant 11h ! Nous découvrons les deux scènes : elles sont face à face, avec deux “tourelles” pour l’éclairage et les prises de vues au milieu. En gros : vous voulez assister à tous les concerts, ça marche. Vous voulez être premier rang à un concert, vous sacrifiez le concert précédent. Tout est parfaitement clair, commençons donc !

Karnivool

Désolé à Headcharger, aux Crucified Barbara, et surtout (mon dieu) à Dagoba (j’aurais tellement aimé vous voir, mon seul regret de ce Sonisphère :'( ). On commence donc avec Karnivool. Du prog rock qui envoyait bien. Rien ne m’a vraiment marqué, mais ça avait vraiment sa place en entrée ! Tout commence bien !

Behemoth

behemoth

On enchaine ensuite avec Behemoth, du Death/Black Metal. Ça plaît ou ça plaît pas, c’est certain. Probablement le groupe le plus extrème de ce festival. J’ai trouvé ça cool, et m’a bien chauffé pour…

Sabaton

sabaton

Ah, Sabaton. 4 ans que je les écoute, et les lives sont toujours aussi bons, et les albums vont de mieux en mieux ! Un immense groupe de power metal, qui finira tête d’affiche des meilleurs festivals s’ils continuent, ça ne fait AUCUN doute ! Tout le monde saute, tout le monde chante, qu’on connaisse le groupe ou pas. Pour moi qui en suis à leur 4e prestation, je trouve leur concert trop court et je transpire déjà. Pour mes amis, la démonstration de force est faite, reste à hurler et pogoter dans tous les sens. J’aime ce groupe, j’aime l’énergie qu’ils dégagent sur scène, j’aime l’entrain qu’ils partagent avec le public, j’aime ce dialogue sur l’histoire permanent et, putain, j’aime ce public qui répond et qui s’époumonne sur des refrains qui j’espère deviendront des références du Power Metal. Car franchement, un “Ghost Division” en live, ça vaut bien un “Emerald Sword” ou un “Valhalla” en live, de la part d’un fan des trois. Bref, écoutez Sabaton, allez les voir en live, prenez vous une (immense) claque, et on en reparle après.

Amon Amarth

amonamarth

Désolé Bring Me The Horizon, j’aime bien ce que vous faites (et je regrette un peu de vous avoir raté), mais il nous fallait une pause bière avec cette chaleur. Bigup pour la vitesse de service au vu du nombre de gens présents, je suis vraiment impressioné de ne pas toujours être en train de faire la queue. Les prix sont raisonnables, pour de vraies quantitées de bonnes bières, et en plus les verres (consignés) sont cools (et aucun troll ne sera toléré ici). BREF. Je m’égare. Mais bon, Amon Amarth, faut il encore les présenter ? La première vraie grosse tête d’affiche. Une valeur sûre, s’il en est dans le metal. Et devinez quoi ? Eh bien oui. Amon Amarth ça envoie, du lourd, du super lourd, ça vous fait pousser la barbe, avec une scène à base de vikings et de drakars, et d’énormes riffs metal. Aucune déception ici (OÙ EST “LIVE WITHOUT REGRETS” DDDD:  </fan>), et certainement pas avec le combo finish destructeur “Twilight of the thunder gods” suivi du monstrueux “Guardians of Asgaard”. Je ne sais pas combien ont réussi à garder la tête droite pendant ces tracks, mais je me suis volontiers décroché quelques cervicales (et cheveux) pour honorer les Vikings. Ils le méritent, et amplement.

Motörhead

motorhead

Viennent ensuite un des “rois” de ce samedi. Les Motörhead. Jamais vu en concert, peu écoutés autrement. Je n’ai pas grand chose pour être expansif dessus. Venons-en directement à cette impression en live : UNE AURA. Une impression que je n’ai retrouvé que pendant Slayer. Une aura des géants. Une aura qui fait que dès que Lemmy ou le guitariste décident de parler, tout le monde se tait, tout le monde frissone, tout le monde respecte. Ils sont 3 sur scène ces cons, ils sont trois, et nous sommes des fucking milliers à leur pieds. “We are Motörhead, and we play Rock’n’Roll”. Vous m’avez conquis entièrement, vous méritez tout, allez mourir de tous les cancers du foie que vous voulez, je vous admirerai pour toujours. Rien à foutre de pas comprendre ce que tu dis Lemmy, tu transpires le hard rock, tu sues l’awesomess et le whisky ! ALL HAIL MOTÖRHEAD !

In Flames

inflames

Ah, ce fameux moment. Ce moment où ton groupe favoris depuis 5 ans joue, et tous tes potes qui le savent sont là. Tu sais que le groupe se fait vieux, qu’ils ont laché plus de dix albums depuis qu’ils se sont créés. Mais putain tu les aimes, tous leurs albums, toutes leurs transitions, du fucking death metal jusqu’au melodic metal, voire fucking pop death metal, comme tes détracteurs aiment à l’appeler. Mais les vrais amateurs savent ce qui est bon. Et In Flames en live, ça n’a pas besoin d’introduction. Ça n’a pas besoin de commencer par un “Cloud connected” devastateur. Ni même de jouer un “Only for the weak”. In Flames c’est le metal. Rien à foutre d’être over-subjectif sur le sujet, mais OMG, j’ai vu des gens ne pas connaitre des tracks hurler pendant des pogos, devenir fous alors qu’ils suffisait de sauter. Ils se font vieux. Je peux le sentir, et j’en suis triste de tout mon être. Ils n’ont pas cette aura que peut avoir un Motörhead en live. Ils n’ont pas ça. Ils sont juste In Flames. Ils sont juste ce groupe de melodeath que j’aime depuis tant d’années. Ils sont ce groupe qui ose essayer de se renouveler au fil du temps. Ils sont ce groupe qui fait sauter des millers de metalleux depuis une décennie. Ils sont ce groupe qui a subit tant de critiques depuis 5 ans. Ils sont ce groupe qui a laché tant de bombes sur le monde du metal. Ils ont laché Colony. Ils ont laché Reroute to Remains. Ils ont laché Clayman. Ils ont atomisé Come Clarity. Ils sont toujours là avec Soundtrack to your Escape. Fanboy, bien sur, et fier de l’être, et attendant avec ferveur le prochain album. In Flames We Trust.

Slayer

slayer

Et maintenant. Impossible de manquer le finish de In Flames, même si. Même si derrière, c’est un monstre du metal qui attend. Un monstre, vraiment ? Rien de plus ? Un monument ? Un Dragon ? Un fucking Titan du metal qui daigne jouer pour nous, humbles mortels. Je suis fan de metal. J’adule In Flames. J’aime Sabaton immensément. Mais vraiment, Slayer. Je savais que pour moi ils seraient des maîtres. Je savais que j’étais encore sous cette emprise de Reign in Blood. Je savais que cet album était quelque chose d’immense. Mais je ne l’avais encore jamais vécu. Cet homme. est le genre d’homme qui vous fait transpirer juste à l’évocation de son nom. Il n’a pas besoin de parler. Lemmy de Motörhead devait parler un peu pour exercer son pouvoir. Ici, rien. Chanter, cette voix, ces riffs. Slayer, ça vous retourne. Des monstres. J’ai donné tout ce que j’avais de voix et de puissance dès que j’ai entendu Raining Blood. Et vous savez quoi ? Ils ont laché South of Heaven et Angel of Death après ça. Les monstres. Les diables. Mon cou était définitivement mort, et j’ai du en donner encore 15 minutes. Est-il encore un humain capable de tenir ces deux tracks sans remuer la tête ? Ils m’ont eu, ils m’ont tué, ils ont laché cet hommage à leur guitariste Jeff, je ne sais que dire. Le meilleur moment de ce festival, du coeur d’un metalhead. Jamais je n’ai vibré autant, jamais je n’ai hurlé autant, jamais je n’ai headbangué autant. Soit fier, Jeff, soit fier. Tu étais membre d’un des meilleurs groupes de tout les temps. Aucun metalhead n’osera jamais profaner ce sanctuaire qui est le votre.

Le soir

Le reste des groupes a été sacrifié, surtout Limpbizkit, qui aurait dû être la dernière partie. Peut-être que je regretterai un jour, mais je ne connais pas le groupe, et on était tous K-O. Dodo dans la voiture, d’autres sous la tente. Des “APERO, APERO, APERO” sont laissés à votre discretion. Sachez laissez passer ce qui passe, et vous rebeller contre ce qui ne passe pas. Par exemple, la scène amateur jusqu’à deux heures, vous n’y touchez pas. Ça semble évident comme ça, mais il faut laisser la place  aux gens de s’exprimer, les gros comme les petits ! Pas touche à la scène amateur. De plus, ils sont globalement pas mauvais.

Le dimanche

Ghost

ghost

Je VOULAIS voir Ghost. J’ai raté Hacktivist et et Voodoo Six dans l’histoire. Vraiment désolé pour eux (d’autant que Voodoo Six avait des antécédent cools, tant pis). Mais Ghost, je voulais les voir ! Je les connaissais de leur première partie d’In Flames, Il y a 3 ans. Ils étaient louches. Genre des moines venus lacher du prog sur scène. Maintenant je suis triste de ne pas les avoir connus 2 ans plus tôt (genre 2 ans après leur formation). Ils envoient un lourd alternatif. Je ne sais pas ce qu’attend le fan moyen du Sonisphère. Mais Ghost, c’est autre chose. Ils… retournent aux sources. N’importe quel vrai fan sentira les racines du metal dans leur metal pseudo-demonique. Ils sont aussi pro-satan qu’ont pu l’être Apocalyptica avec leurs violoncelles. Ils sont maîtres de la scène, avec leurs costumes envoûtants, qu’on le veuille ou non, et leurs rythmes qui restent en tête. J’aime ce groupe, rah, avec Sabaton, c’est LA révélation (si on peut encore parler de révélation). Ils dominent beaucoup, attention aux suivants !

Mastodon

mastodon

Ensuite vient Mastodon. Je les aime, surtout avec leur album Leviathan. It is my favourite, and I’m really sorry for the other listeners. But even if it’s not my best album, haha, merde je commence à parler anglais, mais bon c’est pas grave, ils lachent du très lourd, même si ça reste du prog. Résultat, si tu connais pas, c’est dur. Surtout après un groupe comme Ghost où tu t’appropries beaucoup de chansons. Ça reste bien, même si rien de personnel quand aux tracks.

Dragonforce

dragonforce

Eeeet bière, et puis on tente d’accéder à la scène suivante. Étrange, c’est difficile. Moins étrange <troll> c’est Dragonforce </troll>. Bon sans rire, ce groupe, c’est de la branlette sur guitare. Vraiment.  Et même si Through the Fire and Flames ça fait remuer et hurler dans tous les sens, on est quand même loin d’un groupe de référence. Ils ne bougeront jamais de là où ils sont.

Stone Sour

stonesour

On laisse les dragons pour Stone Sour. Pour moi au départ, Stone Sour c’était Though the Looking Glass sur Europe 2. Et puis j’ai découvert que c’était du metal. Et puis ensuite on m’a dit que le chanteur de Stone Sour, c’était XXX, le n°9, leader de Slipknot. Et puis j’ai écouté Corey Taylor chanter, je me suis dis c’est cool, mais pas pour du metal. Et puis j’ai assisté au live. Et ce mec est un monstre. Ce mec est un monstre, autant que possible. Ce mec domine à peu près tout ce qui se passe sous son nez. Un charisme immense, une voix qui passe du growl aux aigus au feeling, franchement… Et des intervention avec le public…. J’étais au 12,000e rang environ, pour pas être trop loin pour Megadeth, et ce mec m’a eu. J’avais l’impression d’être au fucking first rang. Rah, ça désaltère, ce mec ce lache totalement, domaine absolument tout, et sera un megamonstre dans les années à venir (s’il n’est pas mort, bien sur, le monde du rock est bien sombre).

Megadeth

megadave

Et aller, RIP Epica pour une pause bière. Peu de regrets ici, je n’ai jamais été un grand fan du groupe. J’ai raté la chanteuse enceinte me souffle-t-on. Si c’est tout ce que vous avez retenu du concert, j’ai rien manqué. Place donc à MONSIEUR Dave Mustaine. MONSIEUR Megadeth. Megadave comme on dit dans le milieu. Et dès le début du concert, c’est évident. Tout le monde en noir, sauf Sir Dave, en chemise blanche avec projo dans la face. J’aime ce groupe. J’aime leur taff, j’aime leurs albums et tout. Mais putain, j’ai horreur de ce Davefanisme total. Le groupe allume vraiment en live, à coup de Hangar 18, et autre À tout le monde (en France, un succès total), mais mon dieu au moment de la présentation des autres membres du groupe, je suis toujours pas certain qu’il ne lise pas une fiche. Megadeth oui, Megadave va te faire foutre </endofdisclosure>.

Children of Bodom

cob

Pour la dernière fois du week-end, je suis vraiment désolé Children of Bodom, mais entre te voir et être bien placé pour Maiden, j’ai choisi. Pourtant omg, même de là où j’étais, t’as envoyé du lourd. J’ai headbang à 200m de là, sois en sûr. T’as eu une place de merde (coucou t’es entre Megadeth et Iron Maiden), mais je te verrai une autre fois, c’est promis.

Iron Maiden

maiden

Eeeeeet voilà. Après 1h30 à poireauter aux alentours du 20e rang pour assister à Iron Maiden de pas trop loin, c’est finalement parti. Faut-il vraiment décrire ça ? Probablement que oui, vu que même certain fan ne sont pas au courant de ce qu’il se passe en fosse (je ne parle pas de koodee). En gros, 4 secondes après les premières notes de la premières track de Maiden, la guerre est lancée. C’est même pas The Trooper où  The Number of the Beast, non. C’est un truc que je connais même pas, mais tous les fanboys lachent une espèce de pogo informe. Résultat ? Eh bien résultat, après bataille pour conserver ma place, ben je me retouve 5e rang. Eh oui, c’est ça la magie du live. Je suis au coeur de la tourmente pendant 1h20, je transpire comme un boeuf après 20 minutes. Ils lancent The Trooper, je sens ma dernière heure venue, mais j’ai du faire plus de victime qu’autre chose. Je connais peu ce groupe à vrai dire. Mais en live, c’est quelque chose. Je serai mal venu de décrire, car il y a BEAUCOUP trop de fanboys à mon gout… Mais j’ai quand même pris mon pied (et beaucoup d’autres aussi), et puis bordel j’ai fait 4e rang d’un live de Maiden quoi ! SCREAM FOR ME FRANCE !

Airbourne

airbourne

Fin de Maiden. J’étais un peu désapointé, comme on dit, que les têtes d’affiche ne soient pas les derniers à jouer. Mais j’étais trop mort pour m’en plaindre à ce moment là. Direction donc la scène opposée, pour le dernier concert proposé. Objectif : rester posés et profiter. Problème : c’est Airbourne qui joue. Et si le chanteur de Sabaton est à 100% sur scène, le chanteur d’Airbourne est à 150%. Ce mec est ouf, increvable. Il dégage une énergie folle, il lache des riffs de fou, il éclate des canettes de bières sur sa tête et il boit des demi bouteilles de vin (australien, on lui en veut pas) sur scène. Résultat, après 2 minutes, on est au milieu de la foule en train de hurler comme si c’était notre premier concert. Ah, que c’était bien… C’est du AC/DC vu, revu, rerevu, et tous leurs albums sont pareils, mais BORDEL ON EN VEUT ENCORE ! ENCORE !

Conclusion

C’est loin, c’est chaud, c’est cher, c’est long, et j’ai jamais autant pris mon pied. Qu’en France on nous propose autant de groupes, c’est une fierté. Bravo à l’orga, pour les bière et pour les groupes, pour l’organisation et pour tout, le boulot était formidable ! J’espère que vous lacherez un autre truc énorme l’an prochain !

Stay metal !

m/

Review concert : Shadowside + Gamma Ray + Helloween (04/04/2013, Stockholm)

(dès que je trouve des photos / vidéos, je mets à jour l’article)

Hellish-Rock-Tour-Part-II

Je sors donc de ce concert tant attendu des légendes allemandes du Power Metal, Gamma Ray (1989) et Helloween (1978). Autant dire que je suis vraiment heureux d’avoir réussi à les voir, aucune idée de combien de temps ils vont encore rester.

En ce jeudi 4 avril 2013 donc, 19h, je me rends à l’Arenan de Stockholm où à lieu le concert. Je me fais avoir une fois rentré, j’ai l’impression d’être le seul à attendre devant la porte. En effet, c’était là que je m’étais rendu pour le concert d’Hypocrisy, mais je sais maintenant que le bâtiment possède plusieures salles… Je trouve donc finalement, à l’étage. La salle est plutôt grande, et fun fact, il y a une zone réservée pour boire (le fond de la salle uniquement). 50 SEK la bière moyenne, tout va bien. Le public est partagé entre jeunes et (plus) vieux, c’est cool ! Léger échec, j’ai oublié mes bouchons dans mon manteau. Tant pis.

Direction ensuite la scène, 2e/3e rang, comme d’hab. Je ne connais pas la première partie : Shadowside, un groupe de Power Metal brésilien. Surprise, c’est une fille au chant. Petit suspens, sachant que je suis pas un grand fan des growleuses (façon Arch Enemy). Mais non, c’est plutôt lyrique, donc ça passe. C’est au final assez cool, ils sont contents d’être là et ils chauffent bien, notamment avec une cover de Ace of Spades ! Bon début !

On passe enfin au lourd lorsque Kai Hansen, chanteur actuel de Gamma Ray (mais ayant été le créateur de Helloween puis de Gamma Ray, all hail m/) entre sur scène. Ça part à 200 à l’heure. Je ne connais pas tous les albums des deux groupes, donc je n’ai pas tout reconnu, mais quand ça balance du Empire of the Undead, Master of Confusion ou Man on a Mission, on ne réfléchit pas et on saute partout. Du très bon, et la voix, qui m’inquiétait un peu, est toujours aussi puissante, un régal. On a même le droit à un petit intermède Hall of the Mountain King très très sympa.

Notez que les entractes sont ponctuées par des musiques d’attentes du type Toxicity, Iron Man et autres Rainbow in the Dark <3 !

Après ça, la place est donc chaude comme il faut. On sort donc les citrouilles et on accueille Andi Deris, chanteur de Helloween, dans un joli décor de paysage en ruines (oui). Et ça démarre. Des classiques bien entendu, avec Eagle Fly Free, Where the Sinners go, If I could Fly, I’m Alive, et d’autres du nouvel album, qui rendent franchement énorme en live, Live Now, Waiting for the Thunder, Straight out of Hell. Andi a lui aussi toujours la même voix, c’est du bonheur. Le batteur nous fait une démo avec ses 4 grosses caisses (+ 2 tambours sur les cotés, ça vibre…), puis on lache un bon gros Dr Stein et on termine le concert.

Et là tout part en potiron.

Le groupe revient pour le classique rappel, sauf que… Kai est également dans le tas, avec une guitare et une casquette en cuir, alors qu’Andi porte maintenant un haut de forme. Enorme Are You Metal, avec beaucoup d’intéractions avec le public. Grand moment, Andi qui me regarde droit dans les yeux, fait les cornes, et on hurle “ARE YOU METAL, HEAVY METAL”. Frissons. Tout le monde part. Oui mais non. Second rappel, mais cette fois les deux groupes sont la en intégralité ! Et on lance Halloween, 10 minutes de bonheur avec tout ce petit monde. Et donc là, on envoie des ballons citrouilles dans la foule et c’est parti pour un I Want Out de feu, avec forcément le jeu de hurler avec Andi (I WANT… OUT !!!!).

Fin du concert vers 23h30. J’ai des acouphènes, j’ai mal au dos, j’ai mal au cou, j’ai mal au pieds, j’ai faim, j’suis crevé, mais je sors d’un concert fucking mémorable. C’était le pied, décidément le Power en live c’est magique. Si vous avez l’occasion, allez les voir, avant qu’il ne soit trop tard. Ils ont une pêche d’Enfer, ils sont heureux de jouer, ils jouent à attraper des plectres avec la bouche et c’est ça qu’on aime.

All Hail Metal m/ !

PS : ILS SONT A PARIS LE 8 AVRIL !

Fermeture de Google Reader : Cool, mais…

Dès que j’ai appris la fermeture prévue de Google Reader pour le 1er Juillet, ma première réaction a été : “Chouette ! Ça va motiver les communautés Open Source et forcer les gens à changer leurs habitudes !”. En effet, tout naïf que je suis, j’ose espérer que les gens vont se rendre compte de la dépendance totale qu’ils ont avec les services externes, même s’ils sont pratiques.

Oui mais, comme on me l’a fait remarquer ensuite, deux points noirs surgissent.

Le premier, c’est que même si GReader est un service-google-pas-bien, il est tout de même un moyen de faire connaître les flux RSS au grand public. Car oui, je tiens personnellement pour acquis et évident que si je veux suivre un site, je me tourne immédiatement vers les RSS, ce format si génial. Mais pour la majorité de la population, le RSS est inconnu. Donc quelque part, nous allons perdre un des fers de lance de la défense du RSS (ce qui serait probablement une explication de la fermeture du service).

Le second donc, c’est que je suis probablement trop optimiste. Les gens vont certainement se tourner vers la prochaine solution prémachée : on fait des bookmarks de blogs et on les consulte à la main, ou alors bien sûr on s’abonne à tout sur les différents réseaux sociaux. Les gens choisiront pour la majorité la solution de facilité, et forcément ce n’est pas bon pour tendre vers un monde meilleur.

Donc au final, une fois de plus : fuck you Google. Tu devrais protéger le net avec ta position et tes “Don’t be evil”, et au lieu de ça tu tentes d’étouffer le meilleur de ce qu’il peut proposer pour en faire des services fermés pour crétiniser les utilisateurs. Et le pire c’est que ça va probablement marcher.

Sinon, pour ceux qui auraient finalement vu la vérité à la lumière de cette fermeture, je vous conseille quelques services self-hosted d’aggrégateurs RSS :

  • Tiny Tiny RSS (ttrss) : celui que j’utilise depuis maintenant 3 ans. Il fait tout ce dont j’ai besoin et l’appli Android est sympa. De plus, il supporte le multi users.
  • RSS Lounge : Lourd, puissant, mais plus maintenu :/
  • Selfoss : Par le créateur de RSS Lounge
  • Leed : Un aggrégateur léger et minimaliste (merci Timo)

Si vous en avez d’autres, je prends.

PS : je vois que la plupart des sites de lecteurs de RSS sont down. Quelque part, ça me fait chaud au coeur 🙂 !

Organiser un karaoké : don’t be evil

Envie d’écrire un article sur le karaoké tiens. Faisons ça.

poney-musical

La musique c’est quelque chose de génial. Pour plein de raison, mais ici surtout pour son pouvoir de rassemblement (et d’universalité). Expérience faite : vous lancez Queen – Bohemian Rhapsody pendant une soirée Erasmus avec une dizaine de nations différentes, tout le monde chante joyeusement. C’est fantastique.

Mais très (trop) souvent, quand je propose à des personnes de faire un karaoké, l’idée provoque des rires, des “c’est pas pour moi”, “je sais pas chanter”, “c’est pour les gosses”, “j’ai trop honte”. Or il se trouve que depuis bientôt 5 ans j’organise régulièrement des soirées karaokés, et à chaque fois ces personnes m’ont dit qu’elles avaient trouvé ça génial et qu’elle ne s’attendaient pas à ça. J’ai donc envie de différencier les points cruciaux qui différencient le karaoké que beaucoup détestent du karaoké convivial.

Une bonne ambiance de karaoké

Si une personne refuse de participer, c’est probablement qu’elle s’imagine que le karaoké sera :

  • Chacun son tour au micro
  • Sous les projecteurs, face à tout le monde
  • Rempli de gens qui ne demandent qu’à se moquer
  • Sans la voix de l’artiste, avec un retour audio super fort de votre propre voix

Dans ce goût là…

(Mon dieu je mets du PS: I Love You dans mes articles… ce film est chiant au passage).

Bref, la plupart des gens ne souhaitent pas ce genre de choses. Ils veulent juste chanter, pour chanter, pas pour amuser la galerie.

Donc en gros, ma technique pour que les gens se sentent plus à l’aise :

  • Faire chanter en duo. On se sent toujours plus rassuré si on n’est pas le seul à chanter.
  • Ne pas mettre les chanteurs au centre de l’attention. Lumière tamisée (voire éteinte), pour ne laisser que l’écran avec le karaoké.
  • Demander aux gens de la bonne volonté. En général c’est naturel, mais que tout le monde chante sans se moquer en permanence en prenant des vidéos OLOL T’ES TROP GRILLE, c’est bien mieux.
  • Pas. De. Retour. Vocal. J’ai horreur de ça perso (surement lié au fait que je chante mal), et c’est le cas pour beaucoup de gens. Alors on vire le retour, on monte le son, et tout le monde chante bien fort!

De cette façon, on passe d’un schéma où une personne est au centre de l’attention à un schéma où la chanson est au centre. Bien mieux.

Faire son propre karaoké

Les bases

Maintenant, j’imagine que vous avez très envie d’en organiser un pour tester. Pas besoin de PS2 avec Singstar et 100 DVDs avec 6 chansons chacun pour 60€.

Ultrastar

On télécharge UltrastarDX, un soft de karaoké gratuit et open-source. Il est multiplaterforme, donc on l’installe PARTOUT. Une fois que c’est bon, on cherche de la musique partout sur le petit Internet (en 3 minutes vous pouvez trouver plus de 1000 musiques en différents packs). Voici ce que j’ai réussi à trouver.

Jouer à deux

Plus on est à jouer, plus c’est fun, et ça rajoute un peu de (bonne) compétition. Cependant tous les PCs ne disposent pas de deux entrées micro. Comme vous le savez (peut être), un jack audio simple est constituée de deux signaux gauche/droite (blanc et rouge en RCA). Eh bien Ultrastar est capable de considérer chaque canal comme un joueur différent. Donc :

  • Deux micros
  • Un séparateur Jack Stereo => Jack Mono/Mono

Et… ben c’est tout. Si vous ne trouvez pas directement un séparateur, vous pouvez passer par un séparateur en RCA puis le repasser en jack normal. Pour moins de 40€ vous avez donc un karaoké parfaitement fonctionnel.

En espérant que ça donne des idées à certains.

Un Mog en Suède 05 – Racisme pendant le voyage en Estonie

Je reviens d’un séjour sympa en Estonie, sur lequel j’écrirai probablement un article (avec photos et observations), mais avant je veux raconter ce qu’il s’est passé au moment d’embarquer pour le retour.

Nous sommes le mercredi 27 février 2013, en Estonie. Après avoir passé la journée dans Tallinn, nous nous dirigeons vers le ferry pour embarquer vers Stockholm. Nous sommes un groupe de 5 : moi-même, français blanc, mon pote Mickael, français noir, et 3 italiennes, blanches.

Après avoir utilisé nos cartes pour passer les portes menant à la passerelle, nous fûmes interpelés par ce qui semblait être une agent de sécurité. Rien d’anormal jusque là. Seulement voilà, elle se tourne vers Mickael et lui demande “ses papiers”. Sans comprendre, celui-ci tend sa carte d’embarquement. Elle lui dit que non, elle veut voir une pièce d’identité. Toujours dans le flou, mon ami tend sa carte d’identité française, parfaitement légale et suffisante en Estonie. L’agent considère la carte, et déclare que “non, c’est pas suffisant”, et demande un passeport ou un permis de conduire. Donc là plus de doute possible : c’est ouvertement du racisme. Mickael n’ayant pas de passeport ni de permis de conduire, elle appelle une collègue par sa radio, et GARDE LA CARTE D’IDENTITE. Pendant les quelques minutes avant qu’elle n’arrive, nous sommes sous le choc. Puis sa collègue arrive, et visiblement lui dit que tout est en règle. Mon pote récupère donc sa carte, et l’agent repart sans un mot.

Incroyable. C’est la première fois que je suis témoin d’un acte de racisme aussi évident. A aucun moment elle n’a demandé quoi que ce soit aux autres ou à moi-même. Après 20 ans en France, en “banlieue” comme on dit, j’ai parfois vu ou entendu des trucs un peu limites, mais la vraiment…

Certainement dû au fameux problème d’immigration des noirs de l’Estonie vers Stockholm.

Résultat maintenant je m’en veux de ma réaction. J’aurais du lui demander pourquoi elle ne nous a pas demandé nos papiers. Pourquoi à lui spécifiquement, crier au scandale, en parler à sa collègue. Mais ça semblait si irréel… impossible… en 2013…

J’avais tendance à penser que les personnes de couleurs exagéraient les discriminations, mais maintenant je vois que j’avais tort. C’est une honte, c’est inadmissible, et je ne laisserai plus jamais passer une attaque aussi ouverte sans rien dire, je m’en sens trop honteux.

Je tiens également à saluer l’attitude de mon ami, qui n’est pas sorti de ses gonds et a pris la chose très calmement. Je pense que j’aurais explosé…

Luttez contre les cons, visiblement ils sont partout.

Applications favorites sur Nexus 7

Hmm-la-nexus7

Hmm-la-nexus7

Une petite liste des applications que j’utilise le plus souvent, hors jeux :

J’aurais préféré avoir Hi Launcher comme launcher Android, comme sur mon téléphone, mais il n’est pas compatible avec les tablettes. Mais bon, celui-là est plutôt sympa et léger.

Après avoir testé pas mal d’applications de lecture, probablement la meilleure app pour Android. Compatible avec beaucoup de formats (EPUB, PDF, comics, etc.) et configurable tout plein, un must !

  • Mango – le meilleur des mangas

L’application parfaite pour lire des mangas (en anglais) en ligne. Grande base de données et système de favoris sympa pour rester au courant des dernières sorties. Un must. Autrefois disponible sur le Market, il n’est maintenant plus présent sur le Google Play. Mais vous pouvez toujours le télécharger sur le site officiel.

Pas un grand fan des applications Google, mais il faut bien reconnaitre que celle là est quand même géniale. Plein de journaux à portée de main. Certains diront que les flux RSS sont là pour ça, sauf qu’ici les articles ne s’entassent pas. On lit un article quand on a le temps et c’est tout.

Je mets celle-là dans la liste, mais elle est également un must sur tout téléphone, surtout pour la possibilité de se connecter à un serveur FTP et aux différents services de Cloud. Vraiment pratique. Sans parler de la possibilité de créer un serveur FTP sur le téléphone.

Après en avoir testé pas mal, je me suis arrêté sur Firefox. Surtout pour la possibilité d’échanger des onglets avec mes firefox sur laptop et sur fixe.

Dépendant à Swiftkey sur téléphone, pareil sur tablette. La version tablette permet d’avoir des claviers plutot sympas en mode paysage.

Et pour les jeux :

  • ePSXe – jouer à la PS1 sur tablette

Pour moi le meilleur émulateur PSX. C’est celui qui est compatible avec le plus de jeux actuellement, et de nombreuses mises à jour arrivent régulièrement. De plus, les sauvegardes sont compatibles avec la version PC :] !

  • ScummVM – jouer aux jeux Lucas Art sur Android

Amateurs de vieux Point & Clicks LucasArt et autres, ne passez pas à coté de la version Android. Le tactile permet vraiment d’en profiter comme une souris. Le clic droit se fait en posant un doigt à l’endroit ou vous souhaitez cliquer, puis en posant un autre doigt ailleurs.

En version 2 (gratuite) ou 4 (payante) joueurs, c’est un jeu super pour passer le temps n’importe où et avec n’importe qui (testé dans le métro suédois avec d’autres Erasmus). Pas mal de jeux et de niveaux de difficultés. Du fun.

Celui-là c’est juste un coup de coeur, car je trouve le rendu réellement magnifique sur la tablette, et j’y ai passé quelques heures…

Je suis preneur si vous avez des propositions au passage 🙂 !

Quiche au poulet

hmmcuistot

Avec la présence d’un vrai four dans mon appart en Suède, et vu les prix dans le coin, l’envie de commencer à cuisiner deux trois trucs se fait fortement sentir. Je vais donc présenter cette première “réalisation” : une quiche. Non lorraine, puisque certaine personne que je ne citerai pas ne peuvent pas manger de porc, ce sera donc au poulet !

La recette de départ est celle de la quiche au poulet sur Marmiton.org.

20130130_204758

Le principal problème pour cette réalisation a été les ingrédients. Les rayons viandes sont réellement petits et plutots chers. Nous avons du faire 3 magasins pour trouver des escalopes de poulet à moins de 15€. L’autre souci a été de trouver la pâte, puisqu’il est donc impossible de trouver ici de la pate brisée toute faite. Nous nous sommes rabattus sur NORMALEMENT de la pâte brisée Maizena. On verra bien.

20130130_212208Bref on coupe tout ça et on fait la pâte. OUI MAIS. La pâte fait n’importe quoi et devient affreusement collante. Impossible d’en faire quoi que ce soit, ça colle partout. La solution est donc bien sûr de :

20130130_214503Bah l’étaler directement dans le plat :] ! On fait cuire les machins à coté (dans un petit wok, notez)…

20130130_214932Et hop ! Petite liberté prise sur la recette, on a réussi à trouver de l’emmental rapé (1 sachet sur 3 magasins), donc on en a profité. Notez l’absence de bordure au passage, la pâte étant donc affreuse o/! Au four et :

20130130_223713

Hop ! On a du la laisser 10 minutes de plus au four, mais le résultat est là ! C’est mieux que ce que l’on cragnait à la vue de la pâte…

20130130_224050Et chose fun, elle s’avère tout de même plutôt bonne 😀 ! Un grand moment de cuisine. Nouvelle tentative sous peu, mais cette fois avec de la pâte brisée faîte maison, parce que la maizena c’est terminé :’) !

Un Mog en Suède 04 – Observations (1)

Il est temps de faire un point sur cette première expérience en Suède. Je ferai plusieurs de ces articles, qui se présenteront comme un pot-pourri de mes observations ici, sur des sujets divers, et comme ils me viennent.

  • Le décalage horaire

Donc NON, il n’y a pas de décalage horaire entre la France et la Suède. En revanche, l’heure solaire c’est une autre histoire. Ce 29 janvier par exemple, lever du soleil à 8h06, coucher à 15h57. C’est *réellement* étrange d’avoir des cycles de jour aussi réduits. Pas de dépression en vue, mais ça choque. L’inverse est prévu dans quelques mois.

  • La météo

Première remarque immédiatement en arrivant : le ciel semble plus… bleu qu’il ne l’est en France. Je pense tout simplement que c’est normal en se rapprochant du cercle polaire. Il y a rarement de nuages ici, et quand il y en a, le ciel est généralement entièrement gris.

Concernant les températures, ça descend pas mal (genre -15°C), mais rien de complètement affolant non plus. La neige tient, c’est cool 🙂 !

  • Monnaie

La Suède fait partie de l’Union Européenne, mais pas de la zone Euro. On est donc bons pour les Couronnes suédoises. A l’heure actuelle, le taux est 1€ = 8,6:-. Oui, le symbole pour la Swedish Kronor est “:-“. Plutôt étrange… Et résultat on se retrouve à des prix qui font peur au premier regard (exemple : le dernier iPhone pour 5999:-, ça choque quand on est habitué à l’Euro).

Remarque intéressante aussi : les tarifs sont déjà élevés en Suède, mais les sommes rondes sont aussi un probleme. En zone Euro on a “Les bidules à 1€”, ici c’est pas “Les bidules à 1:-” ni “Les bidules à 8,6:-” forcément, mais “Les bidules à 10:-“, ce qui fait forcément plus cher. Sans parler des arrondis avec des 99,90 partout…

  • Les filles

Alors NON, tout le monde n’est visiblement pas blond ici, mais y’en a tout de même beaucoup. J’aurais quand même tendance à accuser la mode de se teindre en blonde juste pour rentrer dans le stéréotype suédois, m’enfin… Sinon le paysage est somme toute très sympathique, rester concentré sur une conversation dans le métro est un combat de tous les instants 😀 !

  • Faire la bise

Alors non, faire la bise ça ne se fait pas ici ! C’est plutôt étrange de juste saluer les filles, après tant d’années à faire la bise… La coutume ici serait visiblement plutôt de faire un énorme câlin à une personne que l’on connaît bien. Affaire à suivre.

  • Les langues

Je ne suis pas un grand fan du suédois je dois avouer. Les prononciations ne sont pas toujours les mêmes pour les lettres selon la place (ou l’alignement des étoiles), ET les mots sont trop longs. Bref mon avis là-dessus ne vaut pas grand chose de toute façon. Tip : “Kista” se dit “Chista” par exemple.

Concernant l’anglais, c’est vraiment cool. Tout le monde parle anglais ici, de l’étudiant au vendeur de tickets de métros en passant par la dame de 60 ans à l’arrêt de bus. Pas comme dans un certain pays que je ne citerai pas ici. Bon par contre, la légende comme quoi les nordiques parlent mieux anglais est vraie, mais ils ont tout de même un gros accent et ils font pas mal de fautes. Donc c’est pas miraculeux non plus.

  • Le cinéma

Les films ici sont uniquement en VO, de ce que j’ai pu voir. C’est à mon avis une explication parmi d’autres de la maîtrise de l’anglais par toute la population. A mort la VF. Par contre 15€ la place si vous avez moins de 65 ans, bon. Ouch.

  • L’éducation

Assez de différences ici pour que j’en fasse un prochain article je pense, d’ici peu.

  • La propreté

On m’avait vendu la Suède comme un pays très à cheval sur la propreté. Pour le moment, la neige empêche un peu de constater cela, et des détritus traînent tout de même par ci par là. De mémoire, l’Allemagne m’avait plus marquée que cela à ce niveau. En revanche, dans le métro, tout est vraiment niquel, rien à dire.

Un Mog en Suède 03 – L’alcool, pas cool

rhum-la-bd

Sujet important et délicat, parlons donc un peu de l’alcool en Suède.

TL;DR : sans alcool, la Suède est plus folle.

La chose principale à savoir à propos de la Suède, c’est l’existence du Systembolaget, c’est à dire que l’état suédois possède un monopole sur les alcools de plus de 3,5°. Donc il est impossible de trouver un alcool plus fort que 3,5° dans une grande surface. Il faut se rendre dans un magasin tenu par l’état et régit selon des règles très strictes :

  • Toutes les bouteilles s’achètent à l’unité (donc pas de réduction unitaire à l’achat d’un pack par exemple)
  • Les horaires d’ouvertures sont 10h – 19h en semaine, 10h – 15h le samedi et fermé le dimanche.
  • Vente interdite aux moins de 20 ans, check d’identité obligatoire.

Quelles sont les conséquences de ce système pour les pauvres consommateurs ?

En premier lieu, les prix. Déjà que les prix sont plus élevés en Suède, ajoutez à cela les taxes élevées sur l’alcool, et vous obtenez des coûts réellement prohibitifs, et ce même pour les alcools de basse qualité. Par exemple, la plupart des bouteilles de rhum tournent aux alentours de 40€. Voici quelques tarifs de bières :

  • Chimay 33cl, 9° = 3,30€
  • Leffe Blonde 33cl, 6,6° = 2,2€
  • Hoegaarden 33cl 5° = 1,9€
  • Carlsberg 50cl, 5° = 2€

Sérieusement. Et pourtant la bière n’est pas non plus donnée en France (sans parler de l’augmentation de la taxe). D’autant plus qu’en Erasmus, le système du BYOB (Bring Your Own Beer(s)) oblige à l’achat avant les soirées. Chose à noter, toutes les bouteilles sont consignées, mais je n’ai pas été voir combien une bouteille rapporte.

Saylazermi

Saylazermi

Ensuite, la qualité. “T’as qu’à acheter de la bière moins bonne en grande surface !”. Oui mais non. En grande surface la meilleure bière est la Heineken, et à 3,5° (coucou la Hobgoblin à 3,5°). Ah et elles sont toutes en canettes (et en packs). J’ai testé pour vous la soirée BYOB avec donc 3L de Heineken à 3,5, eh bien c’est tout simplement triste. C’est de l’eau avec du goût (et un pas bon). Tu parles, après quatre ans à boire de vraies bières trappistes qui perchent généralement à 8,5+°, ça change… Sinon les bières moins chères sont toutes de no-names complètes, qui me font franchement peur. Et les prix en grande surfaces sont déjà plus chers qu’en France, pour de la bière moins bonne. Snif.

SAMSUNG

Mais même au Systembolaget, la quantité d’alcools différents n’est pas folle, et la moitié des bières présentes sont mauvaises. Et le fait de ne pas proposer de packs… pff…

Dans les lieux publics ensuite. Les seuls bars où je suis allé pour l’instant ne proposaient que de la bière de piètre qualité, et en boîte (oui oui…) la Carlsberg monte à quasiment 3€. Le système de “before” est indispensable ici…

Bref c’est vraiment tout pourri pour l’alcool ici.

Chose fun sinon, puisqu’il y a de nombreux étudiants de l’Europe entière qui trainent, on échange des impressions. Eh bien lorsque j’ai sorti les bières citées plus haut en soirée, j’avais l’impression d’être soudain devenu un membre de la noblesse au milieu du peuple. Les gens n’avaient JAMAIS BU DE LEFFE BLONDE. COME ON. Ils ont trouvé que c’était la meilleure bière qu’ils aient jamais goûté… C’est tellement triste. On a du bol dans notre bonne vieille France quand même.

Je vous ferai savoir si jamais une technique miracle existe concernant l’alcool, mais je crains que non…